SAMERA
Syndicat des Auxiliaires de la Manutention et de l'Entretien pour le Rail et pour l'Air

Histoire

Histoire du Samera

De 1900 à 1936

S.A.M.E.R.A. est un syndicat établi sous le régime de la loi du 21 mars 1884 et de la loi du 12 mars 1920.

Au début du siècle dernier (1900), existait un groupement d’entreprises de manutention issues du secteur marchandise des ports maritimes et fluviaux. Avec le développement rapide du réseau ferré français à cette époque ces entreprises ont étendu leurs activités à la manutention des bagages.

Notre syndicat a pris naissance dans ce contexte en 1936 avec l’élaboration d’une première convention collective, permettant d’organiser les relations du travail au sein d’une organisation patronale, conscient de l’évolution sociale incontournable du fait de la proximité des personnels employés par les Grands Réseaux de Chemin de Fer et des personnels employés par les entreprises privées exécutant des travaux pour le compte de ces donneurs d’ordres.

30 juillet 1936 : Création du Syndicat Général des Entrepreneurs de Manutention Ferroviaire

La première Assemblée Générale du Syndicat Général des Entrepreneurs de Manutention Ferroviaire fut organisée  le 30/07/1936  au siège : 47 rue de la Victoire – Paris 9 ème.

Réunissant 14 entreprises adhérentes l'Assemblée Générale constitutive procède à :

  • Election du 1 er président fondateur Monsieur MARTIN (entreprise MARTIN),
  • Elaboration de la première Convention Collective pour la Région Parisienne conclue fin 1936 avec la Fédération des Ports et Docks de Paris,
  • Mise en application de la semaine des 40 h et des congés payés.

De 1937 à 1939

En 1937: Création et mise en place de la SNCF.

  • Les entreprises de manutention étendent leurs sous-traitances au nettoyage du matériel roulant.

En 1938 : Mise en place des 40 h à la SNCF.

  • Elaboration et Application d’une Convention Collective complémentaire à celle de la région parisienne pour les régions de province.
  • Programme d’embauche à la SNCF (consécutif à la mise en place des 40 h) amenant une forte augmentation de ses coûts internes et comme conséquence, afin de réguler ses frais, une réduction importante des travaux confiés aux entreprises externes.

En 1939 : Dernière Assemblée Générale avant la 2 ème guerre mondiale.

  • Décès du Président fondateur qui sera remplacé par Monsieur MAZAN (entreprise BRUNEL-MAZAN).
  • 12 entreprises adhérentes.

Seconde guerre mondiale

De 1940 à 1945 le Syndicat est désorganisé.

En 1945

En 1945 : Première Assemblée Générale après la guerre.

  • 43 entreprises adhérentes.
  • Election difficile des membres du Bureau. Monsieur MAZAN sera reconduit dans ses fonctions de président.
  • Mise en place du régime de sécurité sociale et des Comités d’entreprises.

De 1946 à 1959

En 1946 – 47 – 48 : Essor de la sous-traitance avec la SNCF.

  • 64 entreprises adhérentes.
  • 194 chantiers exploités.
  • 8979 agents assujettis à la CCN dont 39,2 % en travaux de manutention, et 60,8 % en travaux connexes.
  • CA/AN déclaré = 1 840 822 000 F.

De 1948 à 1952 : Tassement du développement.

  • Mise en place au 16/07/1951 d’une convention unique :  la Convention Collective Nationale avec arrêté d’extension.
  • Imposition du SMIG indexé annuellement sur une série de prix statistiques.

En 1953 :

Déménagement du siège au 54 avenue Monceau – Paris 8 ème (1953)

  • Formalisation de l’annexe «  cadres et agents de maîtrise ».
  • Formalisation d’un avenant pour «  le personnel des entreprises travaillant pour la RATP ».

   En 1954 – 55 – 56 : Conflits successifs, mêlant revendications salariales et politiques causées par les tensions « franco-algériennes » et la forte communauté de main-d’œuvre nord-africaine sur les chantiers.

  • Abattement de 10 % pour frais professionnels (application au personnel de nettoyage des voitures, et plus tard en 1965, au personnel de nettoyage des locaux) reconnu par l’Administration des Finances.

   En 1957 : 

Modification en 1957 de la dénomination du syndicat qui devient : 
        Syndicat National des Entrepreneurs de Manutention Ferroviaire et Travaux Connexes

  • Election de Monsieur Hippolyte REINIER (entreprise H. REINIER) comme président.
  • Conclusion, en Commission Paritaire du 25/07/1957, de l’accord national étendant l'application de la CCN de la Manutention Ferroviaire à l’industrie de la manutention et du nettoyage sur les Aéroports ouverts à la circulation publique.

   En 1958 :

  • Le SMIG dépasse le taux de la catégorie de salaire la plus basse, obligeant un alignement en cours d’année (au 1er juin).

   En 1959 : 

  • Formalisation de l’annexe «  employés ».

  • De 1960 à 1969

En 1960 : 

  • Le SMIG talonne de nouveau le taux de la catégorie de salaire la plus basse, obligeant des alignements successifs, alors que les prix de vente restent bloqués par les pouvoirs publics.

En 1961 :

  • Libération des tarifs des entreprises au 1er avril.
  • Désorganisation des chantiers suite aux mesures visant la circulation nocturne des Algériens.

En 1962 : 

  • Election de Monsieur Pierre LEVEQUE (Entreprise Ferroviaire), comme président.

Arrêté du 31 mars 1966 fixant à cinq ( CFDT – CGT – CFTC – CGC – FO ), les confédérations syndicales représentatives de droit.

De 1963 à 1967 : Avancées sociales avec en particulier

  • Le régime de retraite complémentaire,
  • Les dimanches et jours fériés payés à + 50 % ,
  • La 4ème semaine de congés payés,
  • La prime de vacances,
  • Le recrutement sur les aéroports parisien,
  • La revalorisation des indemnités de licenciement,
  • L’allègement des cotisations sociales ouvriers sur l’indemnité de panier,
  • La participation des salariés aux résultats des entreprises.

Le siège du syndicat change d’adresse et s’installe au 43 bd Raspail – Paris 6ème (1968)

En 1968 : Grève nationale mai-juin

  • Augmentation du SMIG de 38 %.
  • Augmentation des salaires de la profession de 17 %.
  • Refonte de la convention collective nationale qui entrera en vigueur le 1er janvier 1970.
  • Mise en place par la SNCF du SERNAM.

De 1970 à 1979

De 1969 à 1975 : Chocs pétroliers suivis de dévaluations et de fortes augmentations du SMIC et des salaires

  • Remise en place de la réglementation des prix limitant les augmentations des marchés par application de l'indice des "295 articles INSEE". Compensation des écarts, entre les augmentations de prix et les coûts réels supportés par les entreprises, accordée par les donneurs d'ordres sous forme de règlements complémentaires.
  • Crise du portage de bagages dans les gares suite à la mise en place des chariots bagages par la SNCF.

En 1970 :

  • Signature le 9 juillet 1970 par les organisations patronales et syndicales de l'Accord National Interprofessionnel qui fonde le système actuel de formation continue en France et prévoit son financement.

Le siège du Syndicat est transféré au 11 Faubourg Poissonnière - Paris 9ème (1976)

En 1976 : Refus des donneurs d'ordres de poursuivre les accords de compensations

  • Ces accords permettaient le recalage du différentiel entre les prix des marchés et les coûts réels engendrés par les mesures d'augmentation du SMIG par les pouvoirs publics.
  • Devant cette situation le Directeur Général des Prix, Monsieur VILLEMIN, encourage les entreprises à ne pas augmenter les salariés au-delà de l'indice INSEE, pour les salaires supérieurs au SMIG.
  • La France compte pour la première fois un million de chômeurs.

En1977 : Le SMIG progresse encore de 15,95%

  • L'augmentation des salaires se stabilise à 14,23%. L'indice des "295 articles INSEE" ne se situe qu'à 9,9%.
  • Le Syndicat réussit à assouplir, pour la dernière fois, la position des donneurs d'ordres et obtient la prise en charge des prix, du différentiel entre les salaires et l'indice INSEE sous forme de remboursement de primes diverses (spécifiques, panier, etc...) aux entreprises. 
  • Confirmation par la Cour de cassation de l'application de l'article L. 122-12 du code du travail.

Changement de Président - Election de Monsieur TIAN de l'Entreprise Union de Services Publics (1978)

En 1978 : Grève des nettoyeurs du métro

  • Le Syndicat compte 37 entreprises adhérentes.

En 1979 : Le Syndicat passe de 37 à 50 entreprises adhérentes

  • Intensification de l'utilisation des machines à laver les extérieurs de voitures mises en place par la SNCF, créant de fortes diminutions d'effectifs dans les entreprises.
  • La Direction du Matériel SNCF est invitée pour la première fois à l'Assemblée Générale du 6 juin pour exposer aux entreprises adhérentes, la politique de la SNCF en matière de nettoyage.

De 1980 à nos jours

De 1980 à 1982 : Nombreux conflits nationaux avant le changement de gouvernement en mai 1981

  • Ces conflits conduisent à des augmentations salariales de 16 à 20%, alors que le SMIC et l'indice INSEE n'augment que de 13 à 15%.
  • Passage aux 39h avec compensation de salaire.
  • Mise en place de 5ème semaine de congés payés.
  • Mise en place des lois AUROUX.
  • Accord de révision au rythme trimestriel des prix de marché avec la SNCF et la RATP afin de rattraper les augmentations de salaire le plus rapidement possible.
  • Blocage des prix des services du 3 octobre 1981 au 8 janvier 1982.

En 1982 : Conclusion du Président devant une situation où toutes les charges d'avancées sociales retombent sans concertation sur les entreprises

  • "Les nouveaux pouvoirs publics restent sans réaction devant les problèmes de notre profession. Malgré ce constat, il faudra insister à l'avenir pour attirer l'attention de notre administration sur nos problèmes. Dans notre profession le progrès social est, certes souhaitable et nécessaire, mais il nous faut rappeler, à nouveau, qu'il ne pourra être durable que si sont prises en compte les spécificités de nos entreprises, permettant ainsi une amélioration indispensable des conditions dans lesquelles elles exercent leurs activités." 
  • C'est ainsi, par cette déclaration (qui se situait à l'issue de nombreuses rencontres infructueuses, marquant le désintéressement des pouvoirs publics et des donneurs d'ordre vis-à-vis de nos problèmes), que se tournait une page importante de l'histoire de notre Syndicat, marquant la fin d'une époque.

Le Syndicat élit domicile au 8 rue de Berne - Paris 8ème (1982).

Après 1983 : Le Syndicat s'est organisé autour des donneurs d'ordres et des syndicats représentatifs, pour anticiper les répercussions des décisions prises unilatéralement par les pouvoirs publics

Le Syndicat change de dénomination et devient SAMERA (Syndicat des Auxiliaires de Manutention et de l'Entretien pour le Rail et pour l'Air). 

  • Ainsi pour assister le Bureau trois commissions ont été créées :
    • La Commission Sociale Aéroportuaire,
    • La Commission Sociale Manutention ferroviaire,
    • La Commission Technique Manutention ferroviaire. 
  • Un délégué permanent a été mis en place, assurant l'organisation et les liaisons régulières entre tous les intervenants.
  • Parallèlement et depuis 1981, les entreprises (afin de survivre dans un contexte de forte concurrence organisée par les pouvoirs publics et les donneurs d'ordres), ont dû améliorer leur productivité en multipliant les plans de réorganisation; diminuant ainsi une part importante de leurs effectifs alors que dans le même temps la clientèle de nos donneurs d'ordre devenait de plus en plus sensible à la propreté.

En 1986 :

  • Suppression de l'autorisation administrative de licenciement (instaurée en 1975).

De1986 à ce jour ce sont succédés à la Présidence du Syndicat : 

  • Monsieur Claude THABEAU (Entreprise Omnimanu-Otenetto),
  • Monsieur André PAYRARD (Entreprise H. REINIER),
  • Monsieur Michel JOUCLA (Entreprise H. REINIER),
  • Monsieur Joël HUGUENOT (Entreprise USP).

La Commission Sociale Aéroportuaire a entre autres :

  • Permis l'adaptation de la CCR Manutention et Nettoyage sur les Aéroports de la région parisienne aux réalités économiques.

La Commission Sociale Manutention ferroviaire a entre autres :

  • Permis l'adaptation de la CCN Manutention ferroviaire et travaux connexes,
  • Permis le passage de la réduction du temps de travail de 39h à 35h (Loi AUBRY) sans difficulté sociale,
  • Ajusté au mieux les salaires en fonction de l'harmonisation des SMIC,
  • Travaillé sur les dispositifs de formation et de prévoyance.

La Commission Technique Manutention ferroviaire a entre autres :

  • Participé à l'amélioration du petit matériel de nettoyage et des installations de chantier,
  • Participé à la modernisation des contrats SNCF,
  • Permis les échanges d'information entre les entreprises et les donneurs d'ordre dans le domaine des charges de travail, des résultats et objectifs qualité, des budgets prévisionnels, et...,
  • Mis en place une expertise "Sécurité chantier".